La refonte de la théologie chrétienne
178 Avenue Jean Jacques Opangot
Quartier Loandili
Pointe-Noire-Congo
C’est dans le cadre du Centre Evangélique Nazareth que j’ai fondé en 1990 à Pointe-Noire, que le Seigneur m’a révélé ma véritable vocation en 1996 à travers un frère qui a prêché sur cette parole de Jérémie 4 : 1-4
« Israël, Si tu reviens à moi, dit l’Eternel, si tu ôtes tes abominations de devant moi, tu ne seras plus errant. Si tu jures : L’Eternel est vivant ! Avec vérité, avec droiture et avec justice, alors les nations seront bénies en lui, et se glorifieront en lui.
Défrichez-vous un champ nouveau, et ne semez pas parmi les épines.
Circoncisez-vous pour l’Eternel, circoncisez vos cœurs, de peur que ma colère n’éclate comme un feu, et ne s’enflamme, sans qu’on puisse l’éteindre, à cause de la méchanceté de vos actions. »
Par la grâce de Dieu, j’ai discerné que cette parole de connaissance révélait prophétiquement ma véritable vocation dans le corps de Christ ; et par conséquent celle des enfants dans la foi. Car c’est par les fils spirituels que les pères spirituels accomplissent leur vocation commune.
L’Eglise universelle de Christ a une seule vocation : Faire de chaque nation des disciples, c’est-à-dire une nation sainte, un peuple acquis pour pratiquer les œuvres que notre Père qui est aux cieux a préparées d’avance. Cependant on ne peut pas faire des disciples si on n’est pas soi-même un disciple.
Ce qui fait la diversité et la sagesse infiniment variée du corps de Christ dans chaque nation, ce sont les ministères et les charges qui délimitent le champ et la responsabilité de chacun dans la communion du Saint-Esprit. En aucun cas, la vocation ne peut être un facteur de division qui donne accès au diable, l’esprit de l’erreur, des divisions et de la rébellion.
L’élection, c’est la rétribution que le Seigneur réserve aux disciples qui ont accompli leur vocation en gardant la foi, en utilisant le pouvoir de devenir enfant de Dieu avec les arrhes de l’Esprit, pour être des serviteurs bons et fidèles qui obtiennent l’adoption et la rédemption de leurs corps. Ils héritent comme cohéritiers de Christ dans le Royaume du Père.
Le véritable disciple de Christ est celui qui connaît son amour pour lui offrir son corps et tout son cœur comme un sacrifice vivant, afin d’être transformé par le travail de l’âme et le renouvellement de l’intelligence, pour revêtir les perfections communicables, comme la patience, la bonté, la paix que Christ est venu révéler avec la puissance et la sagesse de Dieu à la croix. Personne ne peut s’attribuer la dignité de fils de Dieu. L’Esprit de Christ a fixé clairement et irrévocablement les trois conditions qui permettent au Père de reconnaître ses enfants, comme on reconnaît l’arbre à son fruit :
« Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres ; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres ». (Jean 13 :34-35)
« Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire. Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors, comme le sarment, et il sèche ; puis on ramasse les sarments, on les jette au feu, et ils brûlent. Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé. Si vous portez beaucoup de fruit, c’est ainsi que mon Père sera glorifié, et que vous serez mes disciples. (Jean 15 :5-8)
« Si vous vivez selon la chair, vous mourrez ; mais si par l’Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez, car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu. » (Rom 8 :13-14)
Pendant plus de deux décennies, j’ai étudié la théologie systématique pour enfin comprendre la portée théologique de Jérémie 4 :1-4, son lien avec l’appel et de la bénédiction d’Abraham qui est le fondement véritable du plan de rédemption des nations ; et par conséquent le fondement de la théologie chrétienne et de la foi. J’ai réalisé que les errements doctrinaux dans l’église viennent d’un problème de théologie, et en particulier de méthodologie.
La méthodologie de la théologie systématique a mis clairement en lumière que c’est par l’appel et la bénédiction d’Abraham que Christ doit se révéler pour révéler le Père aux pêcheurs qui doivent se repentir pour revenir à la maison du Père, comme des nouvelles créations en Christ, des hommes nouveaux sur un champ nouveau. Car c’est l’Esprit de Christ, le Fils unique et éternel du Dieu vivant qui est à l’œuvre de bout en bout du plan de rédemption des nations. C’est la parole qui est véritable et certaine que les Ecritures révèlent au commencement dans Genèse, et à la fin dans Apocalypse, la sagesse et la puissance de Dieu qui soutient toutes choses. L’apôtre Pierre révèle que tous les prophètes qui ont œuvré pour l’accomplissement du plan de rédemption des nations depuis Abraham ont parlé par l’Esprit de Christ qui était en eux. Et l’apôtre Paul confirme que Christ s’est incarné en Jésus pour payer le prix du rachat par son sang précieux qui efface les péchés ; et par sa résurrection, il a justifié Abraham et confirmé ses promesses comme père des nations et de la foi. Ainsi quiconque croit en Jésus-Christ dans toute nation est béni avec Abraham le croyant, c’est pourquoi l’Amen est prononcé au nom de Jésus-Christ, le Seigneur.
Christ est le serviteur de l’Eternel sur qui il a mis tout son Esprit pour lui soumettre toutes choses, pour annoncer la justice selon la vérité aux nations, avant de l’établir sur la terre. Car Dieu l’a établi pour traiter alliance avec la terre, pour être la lumière des nations.
L’évangile de Marc rend donc bien témoignage à Christ comme serviteur de l’Eternel. L’évangile de Jean rend témoignage au Fils de Dieu, qui aime le Père pour faire toute sa volonté, et qui vit dans la communion du Saint-Esprit avec le Père, car Dieu est Esprit et Dieu est amour.
L’évangile de Luc montre Christ le serviteur de l’Eternel, le Fils du Dieu vivant, incarné dans l’enfant de Marie, comme un vrai homme pour porter le problème de l’humanité qui est le péché, afin d’anéantir totalement et définitivement sa puissance par la gloire de sa résurrection et sa nouvelle création. Ainsi l’homme nouveau créé en Christ par le travail de l’âme, le renouvellement de l’intelligence, et la sainteté que produit la vérité entre dans le repos de sabbat du nouveau peuple de Dieu comme un homme nouveau dans un champ nouveau.
L’apôtre Jean a reçu la révélation à l’île de Patmos qu’il s’est assis maintenant à la droite du trône de la grâce comme Souverain sacrificateur des biens à venir pour toutes les nations de la terre. On a donc quatre témoignages qui garantissent que le Roi des rois, le Seigneur des seigneurs qui est révélé dans l’évangile de Matthieu viendra pour juger tous les hommes et rendre à chacun selon ses œuvres. Il restaurera les nations avec les justes, le faible reste qu’il va multiplier.
Depuis Abraham, l’Esprit de Christ soupire dans les prophètes qui ont annoncé le plan de rédemption des nations. Le prophète Esaïe révèle le fils qui nous est donné, qui a reçu l’autorité sur toutes les nations, et qu’on appellera Admirable, Conseiller, Dieu puissant, Père éternel, Prince de la paix. Car c’est de Lui, par Lui, et pour Lui que sont toutes choses sur la terre. Par conséquent, comme tous les serviteurs de Christ, Abraham a reçu la grâce selon la mesure du don de Christ, pour être le père des nations et de la foi pour l’accomplissement du plan de rédemption des nations.
L’appel d’Abraham préfigure les cinq éléments constitutifs de la nouvelle création en Christ, comme le Père, le Fils, la foi, la communion du Saint-Esprit et l’Eglise ; la famille d’Abraham avec Sarah et Isaac étant le fondement des nations à venir, le modèle que le Père va multiplier pour former les familles et les nations de la terre. Car le plan de rédemption des nations ne peut s’accomplir que dans une nouvelle création. C’est le repos de sabbat qui est la révélation fondamentale de la création, que Dieu réserve pour le peuple qu’il s’est acquis. Dieu a suscité douze fils à Jacob pour former une nation afin que la grâce nécessaire et suffisante avec les arrhes de l’Esprit soient accordées à chaque tribu pour l’utilité commune.
La première révélation de Dieu que l’Esprit de Christ donne à l’humanité par Abraham, c’est celle du Dieu Tout-Puissant pour délivrer du péché qui conduit à la mort. Car il est le seul Dieu qui sauve du péché. Dieu se révèle en fonction de l’appel d’Abraham qui est de supprimer radicalement et définitivement la puissance du péché, pour répandre sa bénédiction sur la terre, afin de la remplir de sa connaissance et de sa gloire. Abraham marchait dans la communion du Saint-Esprit qui a produit dans son cœur une espérance vivante avec le fruit paisible de justice et la crainte de Dieu, pour espérer contre toute espérance. L’espérance ne trompe pas, car l’amour de Dieu est répandu dans le cœur par le Saint-Esprit qui nous est donné. Et celui qui sonde les cœurs lui a rendu témoignage.
La deuxième révélation de Dieu au monde est donnée à Moïse par l’Esprit de Christ, comme l’Eternel, celui qui s’appelle Je suis. Pour donner une loi afin de condamner le péché, il fallait un peuple nouveau, une nation sainte dans un pays nouveau. Moïse et Josué avaient besoin de connaître le Dieu éternellement Tout-Puissant pour marcher au milieu des gens naturellement incrédules et méchants.
Enfin, Christ, le Fils de Dieu a été fait chair comme un vrai homme, pour être le modèle d’obéissance de la foi qui triomphe du péché. Il est venu annoncer à tous les hommes dans toutes les nations, qu’ils doivent se repentir pour le pardon des péchés, pour revenir dans la maison du Père. Comme des enfants nés de nouveau, le Père nous donne à l’exemple de Jésus-Christ, le pouvoir de renoncer au vieil homme et à ses convoitises trompeuses, et de revêtir par la foi l’homme nouveau créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité, pour être connu comme fils par le Père, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, et le Dieu de Jacob.
L’Esprit de Christ qui conduit de bout en bout tout le plan de rédemption des nations garantit ainsi l’unité des nations, l’unité de la foi et de la connaissance de l’amour de Christ.
D’Abraham à nos jours, on peut discerner l’Esprit de Christ qui était sur des personnes ointes, pour être inspirées par la révélation divine. Ainsi a marché Isaac, puis Jacob, puis Joseph, puis Moïse, Aaron et ses fils, puis Josué, les juges, David, les prophètes jusqu’à Jean-Baptiste, et enfin Jésus de Nazareth.
Depuis la pentecôte, la nouvelle création en Jésus-Christ est pleinement révélée à toutes les nations, en commençant par Jérusalem. Christ a répandu son Esprit sur toute chair comme Souverain Sacrificateur des biens à venir. La promesse de la bénédiction de toutes les familles de la terre faite à Abraham est confirmée et disponible.
L’onction de Christ est désormais dans sa parole qui est Esprit et vie. A chacun la grâce est donnée selon la mesure du don de Christ.
L’Esprit de Christ nous pousse à entendre l’appel de Jérémie 4 :1-4, qui traverse les générations, pour parvenir jusqu’à nous, pour le faire entendre et comprendre aux nations, pour la gloire de Dieu, notre Père.
C’est la grâce de Dieu qui m’a été confiée pour les nations ; car c’est la connaissance que son Esprit donne de la révélation de sa parole, qui confère l’onction, la sagesse et l’autorité qui sont attachées à cette parole. Quand on considère le plan de rédemption des nations, il est évident que l’appel de Jérémie 4 : 1-4 est de dimension apostolique. C’est une révélation qui a le pouvoir de révéler les apôtres, les prophètes et les docteurs qui soient les pères spirituels pour engendrer les fils spirituels qui doivent former les familles mises à part pour remplir les nations de la connaissance de l’amour de Christ. Les pères spirituels ont la charge et responsabilité de révéler les arrhes de l’Esprit que Dieu a mis dans les cœurs, dans la communion du Saint-Esprit, afin de pratiquer les œuvres du Père. Car de génération en génération, l’Eternel est le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, et le Dieu de Jacob. Cela veut dire que ce sont les pères spirituels qui engendrent les fils dans la foi, à travers le travail de l’âme et le renouvellement de l’intelligence qui permet de discerner la volonté de Dieu à son égard, ce qui est bon, agréable et parfait pour tout le corps de Christ. Car les fils spirituels doivent accomplir les œuvres attachées à la vocation commune, qui sont la bénédiction d’Abraham pour la nation et la récompense de la foi.
La mission consiste à mettre en lumière les moyens qui permettent la réalisation dans la nation de la bénédiction d’Abraham accomplie en Jésus-Christ. C’est pour cela que le Père éternel a mobilisé toute la puissance du ciel et de la terre, pour que tous les hommes parviennent à la connaissance de la vérité de l’amour de Christ, pour discerner et entrer dans l’arche que Christ bâtit avec ses serviteurs dans la communion du Saint-Esprit, afin de sauver le plus grand nombre.
C’est la finalité de la foi qui doit accomplir son œuvre pour rendre les enfants de Dieu parfaits comme le Père est parfait. Dieu a créé l’homme très bon à cause de la chair ; mais il le veut parfait à la fin des temps par la vertu de l’Esprit de Christ qui vivifie. Ce qui compte en effet, ce n’est pas le commencement d’une chose, mais la fin pour révéler les choses spirituelles que le diable ne peut pervertir et corrompre. Ainsi la foi est révélée dans la communion du Saint-Esprit pour amener les nations à l’obéissance de la foi, qui conduit par la persévérance de la foi au repos de la foi. C’est le repos de sabbat de ceux qui ont appris à renoncer au vieil homme pour revêtir les perfections communicables de Christ, qui valident l’application de l’œuvre de la rédemption des nations dans leur vie, pour être connus par le Père comme des véritables adorateurs en esprit et en vérité, pour recevoir la dignité et l’autorité de fils. Alors, il leur révèle les œuvres cachées qui constituent la rémunération de la foi et l’accomplissement de la bénédiction d’Abraham dans la nation.
La compréhension de l’appel et de la bénédiction d’Abraham, replace la théologie systématique au centre de la réflexion théologique. Elle illumine et fait comprendre l’appel de Jérémie4 1-4. Enfin, elle ouvre par ailleurs des perspectives insoupçonnées et inexplorées jusqu’alors par rapport à l’unité de l’Eprit, l’unité de la foi, et la pratique des œuvres de la foi. Car la foi sans ses œuvres est vaine. Et personne ne peut diviser ce que Christ a uni : la nation et son fondement vital qui est la famille. Dans la nouvelle création en Christ, l’unité des nations est inaliénable et inaltérable. La foi en Christ se vit par conséquent dans la communion du Saint-Esprit avec le Père, le Fils et les frères et sœurs dans la foi de la nouvelle création. Et le juste vit par les œuvres de la foi. Un champ nouveau s’ouvre par conséquent pour les œuvres de la foi.
Christ est la réponse. Tout problème dans notre vie et dans la communion du Saint-Esprit doit être traité comme une question de théologie systématique, pour savoir ce que la parole de Dieu révèle à ce sujet. La théologie systématique permet par conséquent de poser la bonne question, car tout problème cache une vérité qu’on ignore. L’Esprit nous pousse ainsi à réfléchir pour refléter les choses qui sont dans notre esprit dans notre cœur, pour prier par l’esprit sans douter, afin de demander au Père qui amène à l’existence les choses qui ne se voient pas.
Le siège épiscopal est le creuset de la mission du corps de Christ dans la ville. L’unité de l’Esprit de Christ doit pousser à bâtir l’unité de la foi et la communion du Saint-Esprit par une organisation juste du corps de Christ dans la ville d’abord, pour atteindre ensuite toute la nation, puis les extrémités de la terre. C’est la vocation d’une vision de dimension apostolique, car le salut des âmes est directement lié à l’appel et à la bénédiction d’Abraham pour détruire la puissance du péché par la foi, et l’ôter du monde avec la restauration des nations.
L’appel de Jérémie 4 :1-4 traverse les temps et les générations sans faiblir d’aucune manière, pour briser les forteresses et renverser les hauteurs qui s’élèvent contre la connaissance de l’amour de Christ dans les nations.
L’Esprit de Christ et tous les témoignages dans les Ecritures attestent que c’est à la dimension de la ville que le Seigneur bâtit son Eglise. Israël a conquis la terre promise ville par ville. David a été établi roi à la place de Saul en ramenant la nation à l’obéissance du choix de Dieu ville par ville. Toutes les épîtres sont unanimes car elles sont destinées au corps de Christ dans la ville. Le salut en Christ a été annoncé d’abord à Jérusalem, puis dans toute la Judée, et dans la Samarie. Paul a annoncé Jésus-Christ crucifié aux nations en établissant les anciens dans chaque ville ; et la succession apostolique a été garantie par les évêques établis par les apôtres jusqu’à la domination catholique de l’Eglise. En rejetant la charge d’évêque avec les évêques catholiques, la Réforme a ouvert la voie à la convoitise et à l’orgueil effrénés des mauvais bergers qui se paissent eux-mêmes, qui ne sont jamais entrés dans le repos de la foi de Dieu, et qui empêchent les âmes assoiffées d’y entrer. On s’établit soi-même et on bâtit des œuvres humaines qui sont des sectes, des sarments isolés et secs, impropres à toute bonne œuvre.
Les véritables ministères de Christ viennent du corps de Christ, par le corps de Christ, pour le corps de Christ dans la communion du Saint-Esprit. Ce sont des véritables dons de Christ à son corps dans la ville. Les évêques sont des anciens qui ont reçu une charge avec l’onction de Christ pour servir son corps.
Le siège épiscopal ne peut pas être un lieu pour enterrer les gens. C’est le siège de la vie de Christ et de la vision de Dieu pour répandre le parfum de la connaissance de Christ et sa vie dans la ville. C’est le siège stratégique pour concevoir et mettre en pratique les moyens de la réalisation de la bénédiction d’Abraham dans la ville.
Les pères de la foi ont construit des monuments pour montrer que Dieu est fidèle, que ses promesses sont véritables et son appel irrévocable. Abraham fit un monument pour immortaliser le lieu où il reçut la révélation de Dieu qui se pourvoit en toute chose, confirmant sa vocation de père des nations et de la foi. Jacob fuyant son frère dressa un monument au lieu où Dieu se révéla à lui pour lui confirmer la bénédiction d’Abraham qui reposait sur sa tête désormais. La ville s’appelait auparavant Luz, il lui donna le nom de Bethel qui signifie la maison de Dieu. C’est là qu’à son retour, Dieu changea son nom par Israël. Il lui donna les deux premiers fils de Joseph, Ephraïm et Manassé pour qu’ils soient appelés de son nom, et lui assura qu’une nation et une multitude des nations naîtront de lui.
Le siège épiscopal est un bâtiment qui abrite la révélation de la bénédiction des nations et les instruments pour sa mise en pratique :
« Si l’Eternel ne bâtit la maison, ceux qui la bâtissent travaillent en vain ; si l’Eternel ne garde la ville, celui qui la garde veille en vain. En vain vous levez-vous matin, vous couchez-vous tard, et mangez-vous le pain de douleur ; il en donne autant à ses bien-aimés pendant leur sommeil. Voici, des fils sont un héritage de l’Eternel, le fruit des entrailles est une récompense. Comme les flèches dans la main d’un guerrier, ainsi sont les fils de la jeunesse. Heureux l’homme qui en a rempli son carquois ! Ils ne seront pas confus, quand ils parleront avec des ennemis à la porte. » (Ps 127).
Dr Jérémie KINOUANI
Président-Fondateur du CEN
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